VIH / IST

Bien se protéger:

Il n'existe pas de vaccin contre le VIH,
mais on connait de nombreuses méthodes pour se protéger.

Si tu consommes des drogues,
consulte notre page «VIH/IST et drogues» pour plus d'infos!


Dans le cadre de tes relations sexuelles, tarifées ou non, tes meilleurs amis sont le préservatif externe et le préservatif interne!

Le préservatif externe, ou «masculin», est le plus connu: c'est la capote «classique.» En latex, ou en polyuréthane pour les personnes allergiques, il s'enfile sur un pénis en érection ou sur un sextoy (gode, vibromasseur...) Si tu as des relations avec plusieurs personnes à la fois, il faut utiliser un nouveau préservatif à chaque changement de partenaire, et à chaque changement d'orifice. Tu peux trouver ici le mode d'emploi du préservatif externe: Télécharger le PDF.

Le préservatif interne, ou féminin se place à l'intérieur du vagin. Il présente plusieurs avantages:

- Il est en polyuréthane ou en nitrile, pratique pour les personnes allergiques au latex.
- Il peut être placé jusqu'à 8 heures avant le rapport sexuel! Cela permet de ne pas «casser le rythme» pendant l'acte (pas besoin de s'arrêter pour l'enfiler) et, avec lui, c'est les femmes qui maîtrisent la prévention!
- Sa taille et sa texture fait qu'il s'adapte à toutes les tailles de pénis et de sextoys: plus de problème de «capote trop petite»!

Voici un mode d'emploi du préservatif interne.

 

 

Les préservatifs internes et externes s'utilisent pour la pénétration anale, vaginale, et la fellation, par un pénis ou un sextoy. Ils protègent du VIH, des autres IST, et des risques de grossesse.

 

Le lubrifiant ne protège pas des IST, mais il permet d'éviter les ruptures de capotes: en cela, c'est un allié important de la prévention! N'hésite pas à en utiliser pour les pénétrations anales et vaginales!


La digue dentaire est un outil de prévention qui s'utilise lors du cunilingus ou de l'anulingus. Il s'agit d'un carré de latex qui se déplie et se pose sur la vulve ou l'anus du partenaire : en évitant le contact direct avec la bouche, elle permet de se protéger des IST, et dans le cas d'un anulingus, des microbes intestinaux. Une digue s'utilise une seule fois, d'un seul côté: il faut la tenir avec les deux mains pour qu'elle soit bien tendue et éviter qu'elle ne bouge, ou la recouvrir de lubrifiant pour qu'elle tienne sur la peau. Il est possible de fabriquer soi-même une digue à l'aide d'un préservatif externe. Il suffit de:

- découper l'extrémité du préservatif
- découper le préservatif sur sa longueur
- déplier et poser sur le ou la partenaire

Pour mieux savoir comment bien te protéger :

Si tu pratiques le BDSM (Bondage, Domination, Sado-Masochisme): Télécharger le PDF.

Si tu es une personne trans: Lien vers une page de Chryslide, ou une personne trans Ft* [LIEN BROCHURE]

Quelques conseils...

Pour trouver du matériel de prévention:

Nous distribuons des préservatifs, du gel lubrifiant et des digues dentaires au cours de nos tournées de nuit et au local (plus d'info). Nous envoyons aussi des «kits escorts» aux travailleur-se-s du sexe qui travaillent sur Internet et nous en font la demande. Pour plus d'infos, tu peux nous appeler au 06 88 13 52 66.

Certaines associations distribuent gratuitement des préservatifs. Tu peux aussi acheter des préservatifs externes en pharmacie, dans les grandes et moyennes surfaces, les sexshops, certains bureaux de tabac, sur Internet et dans les distributeurs automatiques. Les préservatifs internes et les digues sont plus difficiles à trouver: tu peux les acheter en pharmacie.

Pour trouver les préservatifs les plus proches de toi, il existe désormais une application pour Smartphone:
http://trouverunpreservatif.fr/

Pour t'assurer de la qualité des préservatifs:

- Vérifie la date de péremption : un préservatif périmé ne garantit plus la protection.
- Stocke tes capotes à plat, à l'abri de la chaleur, de l'humidité, et de la lumière, dans un endroit sec et frais.
- Évite pour cette raison les distributeurs en extérieur (froid, soleil, etc.) ou les capotes du client, tu ne sais pas comment elles ont été stockées.
- Vérifie que les normes NF ou CE sont indiquées sur l'emballage.

Pour éviter une rupture du préservatif:

- Utilise tes propres capotes: tu ne connais pas l'état et la qualité des préservatifs que le client te propose (périmés, percés, chauffés).
- Attention au moment d'ouvrir l'emballage: si tu portes des faux ongles ou si tu as les ongles longs, déchire-le avec précaution, sinon tu risques d'abîmer le préservatif.
- Utilise du gel lubrifiant, cela réduit énormément les risques de ruptures de capote.
- Reste vigilant-e: assure-toi que le client n'enlève pas la capote (pendant la sodomie et en levrette en particulier). Pour vérifier l'état du préservatif, tu peux changer de position.
- A la fin du rapport, n'hésite pas à tenir le préservatif lorsque ton client (ou partenaire) se retire. Tu pourras aussi t'assurer que la capote ne s'est pas déchirée.

J'ai pris un risque: que faire?

En cas de rapport sexuel non protégé, de rupture de capote, d'agression sexuelle au cours de laquelle l'agresseur n'a pas mis de préservatif, tu peux encore te protéger contre les risques d'IST ou de grossesse non désirée. Voir le lien.

Si tu as eu un rapport à risque, tu peux te rendre directement, et sous 48h, aux urgences. Là, une discussion avec le médecin permettra à celui-ci d'évaluer le risque auxquel tu as été exposé-e et de décider si tu as besoin d'un TPE, ou Traitement Post-Exposition. Si le client ou le/la partenaire avec qui tu étais au moment de la prise de risque peut venir avec toi aux urgences, cela aidera le médecin à évaluer le risque ! Le traitement dure un mois et se compose de plusieurs médicaments capables de détruire le VIH avant qu'il ne s'installe dans l'organisme. Pour qu'il soit le plus efficace possible, il faut:

- le prendre le plus tôt possible! Plus on attend après la prise de risque, plus son efficacité diminue...

- bien respecter les consignes du médecin concernant le traitement (heure à laquelle prendre les médicaments, s'il faut les prendre pendant ou en-dehors des repas...)

Aux urgences, on ne te donnera que 2 à 4 jours de traitement : au cours d'un deuxième rendez-vous, un médecin vérifiera que le traitement te convient et te prescrira le reste des médicaments. Le TPE peut avoir des effets secondaires: fièvre, nausée, diarrhée, fatigue. Généralement, ils disparaissent après les premiers jours. Si tu ressens des effets qui t'inquiètent, parle-en à ton médecin.

Le risque de transmission du VHB, sanguin ou sexuel, est nettement plus élevé que celui du VIH. Les médecins peuvent donc te proposer une injection d’immunoglobulines spécifiques et/ou une vaccination VHB si tu es non vacciné-e et/ou non immunisé-e. Le risque de transmission d'autres IST est egalement important, mais il n'y pas de traitement necessaire, juste un contrôle après. Il est donc important de faire un test VIH et IST un mois ainsi que trois mois après la fin du traitement.

 

Qu'est-ce que le VIH?

Le VIH, ou Virus de l'Immunodéficience Acquise, est un virus qui s'attaque à notre système immunitaire. Le système immunitaire permet à notre organisme de se protéger des microbes et, ainsi, de rester en bonne santé: il constitue un rempart naturel aux infections. Quand une personne est séropositive, c'est-à-dire infectée par le VIH, le virus détruit petit à petit les cellules de son système immunitaire. L'organisme devient alors beaucoup plus vulnérable. Ses défenses s'affaiblissent et, peu à peu, des maladies vont profiter de sa faiblesse pour l'attaquer; on les appelle des maladies «opportunistes»: herpès, candidose, pneumonie, tuberculose, infections des poumons ou du tube digestif, cancers... A ce stade, on dit que la personne a développé le SIDA, ou Syndrôme de l'Immunodéfience Acquise.

Le VIH se transmet par le sang, les sécretions vaginales, le sperme, et le lait maternel. En revanche, il ne se transmet pas par la salive, ni par les gestes de la vie quotidienne (baisers, poignées de mains, câlins, partage d'eau ou de nourriture)!!! Il n'existe pour l'instant pas de vaccin contre le VIH, mais utiliser des méthodes de prévention permet de réduire les risques de contracter le virus (plus d'information ici). De la même manière, il n'y a pas de traitement permettant de guérir du VIH: en revanche, les traitements existants ralentissent l'évolution de l'infection en le mettant «en sommeil» augmentent ainsi considérablement l'espérance de vie. Plus la séropositivé est diagnostiquée tôt, mieux on peut enrayer sa progression: pour cette raison, il est important de se faire dépister!

Suite à l'apparition du VIH/Sida, dans les années 80, certaines populations ont été particulièrement stigmatisées car on les accusait de transmettre le VIH. C'était notamment le cas des travailleurSEs du sexe. En réalité, le risque de contracter le VIH n'est pas lié à qui on est ou à ce qu'on fait, mais à comment on le fait : il existe des pratiques à risques, qu'on peut éviter en adoptant les méthodes de réduction des risques!

Quand risque-t-on d'être infecté-e par le VIH?

Le VIH peut se transmettre lors des rapports sexuels, de la consommation de drogues, de modifications corporelles (tatouage, piercing, scarification), de certains actes médicaux:

- en cas de pénétration vaginale ou anale sans préservatif, et/ou de pratiques sexuelles impliquant du sang
- en cas de partage du matériel d'injection (seringues, aiguilles, tampons, etc.)
- en cas d'injection, de transfusion sanguine, d'acte sur le corps au cours duquel il est nécessaire de percer ou de couper la peau, réalisés dans des conditions non-stériles

La fellation sans préservatif comporte un risque de contracter le VIH pour la personne qui suce. Ce risque augmente:

- en cas d'éjaculation dans la bouche
- si celui ou celle qui «taille une pipe» a des problèmes buccaux (plaies, boutons de fièvre, gingivite, angine, candidose, ulcères...)

La personne qui se fait sucer n'est en revanche pas à risque de contracter le VIH. Comme beaucoup n'aiment pas porter de capote pendant la fellation, il n'est pas étonnant dans ces conditions que de nombreux hommes, y compris des clients, cherchent à obtenir des pipes sans préservatif. Que ce soit au travail ou dans ta vie privée, le préservatif est le seul moyen pour te protéger efficacement du VIH! Si tu effectues des fellations sans capote, ou «natures», il existe malgré tout des techniques pour réduire les risques:

- ne pas se laver les dents avant ou après la fellation
- ne pas boire d'alcool avant ou après la fellation

Ca fragilise les gencives!

Pour diminuer les risquesde transmission lors de pénétration anale ou vaginale, il faut prendre soin de ses muqueuses : pas de toilette intra-vaginale avec les doigts (risques de coupure), ni avec du savon (même un savon de toilette intime), de l'alcool, ou de l'eau de javel!

Il ne faut pas non plus utiliser de lingette dans le vagin lors des règles: il existe des tampons exprès pour cela (Beppy.) Enfin, ile ne faut pas faire de lavements!

Il est aussi conseillé de se faire dépister tous les six mois.

Attention, une personne infectée par une autre Infection Sexuellement Transmissible a plus de risques de contracter le VIH!

Quels sont les symptômes qui peuvent indiquer qu'on est porteur-se du virus?

L'infection à VIH peut être asymptômatique: près de la moitié des personnes ne constatent pas de symptômes particuliers après avoir été contaminées. On estime d'ailleurs à 50 000 le nombre de personnes qui, en France, vivent avec le virus sans le savoir! Lorsque des symptômes apparaissent, ils peuvent se manifester entre 5 et 30 jours après la contamination. Ils ressemblent à ceux de la grippe ou de la mononucléose:

- Fatigue
- Maux de tête
- Fièvre
- Maux de gorge
- Douleurs articulaires et/ou musculaires
- Plaques rouges
- Diarrhées
- Malaises
- Ganglions gonflés...

Ces symptômes disparaissent au bout de quelques jours ou quelques semaines, mais le virus, lui, est toujours présent, et continue à attaquer le système immunitaire!

Plus tard, l'affaiblissement du système immunitaire peut donner lieu à l'apparition d'autres symptômes:

- Fièvre persistante
- Importante perte de poids
- Gonflement des ganglions
- Diarrhée
- Infection de la peau
- Toux persistante

Enfin, les maladies opportunistes se développent : c'est le stade Sida.

Parce que la contamination au VIH peut passer inaperçue et parce que, s'il est traité tardivement, l'espérance de vie est extrêmement réduite, il est important de se faire dépister si l'on pense avoir pris des risques!

Où et quand se faire dépister?

Attention : En cas de prise de risque n'hésitez pas à aller vous faire consulter rapidement pour pouvoir parler des risques VIH/IST grossesse, Néanmoins les marqueurs du VIH apparaissant tardivement dans le sang, il faut donc attendre 6 semaines après une prise de risque pour confirmer un résultat négatif.

Le dépistage s'effectue grâce une analyse de sang. Il est conseillé aux personnes:

- qui ont eu une ou des pratiques à risques : rapport sexuel non protégé; partage du matériel d'injection de drogues ; tatouage, piercing ou scarification réalisés avec du matériel non stérile...

- qui ont reçu une transfusion de sang, de produits sanguins, ou une transplantation d'organes avant 1985.

- qui présentent des symptômes pouvant être ceux du VIH 

- qui sont enceintes et pensent être à risque d'avoir contracté le VIH. En France, le test VIH est systématiquement proposé lors de la première consultation pré-natale. Il n'est pas obligatoire, mais en cas de résultat positif, il permettra la prise d'un traitement qui réduira considérablement les risques de transmission de la mère à l'enfant.

- qui sont dans une relation monogame et ne souhaitent plus utiliser le préservatif. Attention, une personne qui a des relations multiples non-protégées et qui le dissimule à ses partenaires, les met aussi en danger!

- qui souhaitent savoir où elles en sont par rapport au VIH.

Se faire dépister dans un CeGIDD:

Les CeGIDD sont des Centre Gratuits d'Information de Dépistage et de Diagnostic: on ne te demandera pas ton nom et tu n'auras pas à payer la consultation. Une fois sur place, tu es reçu-e par un-e membre du personnel médical avec qui tu peux parler de tes prises de risques, de tes pratiques, et poser des questions sur le VIH et les autres IST. On te fait une prise de sang, et tu dois venir chercher les résultats quelques jours plus tard. Si les résultats sont positifs, on te propose de t'orienter vers un médecin spécialisé, un psychologue ou une assistante sociale. Tu peux te faire dépister non seulement pour le VIH, mais aussi pour les autres IST [LIEN IST]

Pour trouver le CeGIDD le plus proche de chez toi:
https://www.sida-info-service.org/?-DEPISTAGE-VIH-sida-

Grisélidis propose des accompagnements au CeGIDD de la Cité de la Santé à Toulouse. Pour plus d'informations, tu peux passer au local le mardi après-midi à partir de 14h, ou nous contacter au 05 61 62 98 61

Pour une présentation en bilingue (RO/FR) des services du CeGIDD cliquez ici.

Se faire dépister dans un laboratoire:

Un médecin généraliste peut prescrire une ordonnance pour effectuer un test de dépistage VIH dans un laboratoire d'analyse. La consultation et le dépistage sont remboursés à 100% pour les personnes qui bénéficient de la Couverture Maladie Universelle complémentaire, de l'Aide Médicale d'Etat, ou s'ils entrent dans « le panier de soins » d'une personne atteinte d'une Affection Longue Durée. Sinon, la consultation chez le médecin est remboursée en partie par la Sécurité Sociale, et en partie par l'assurance complémentaire pour les personnes qui en ont une ; la prise de sang effectuée ensuite en laboratoire est, elle, remboursée à 100% par la Sécurité Sociale.

Se faire dépister grâce au TROD (Test d'Orientation Rapide Diagnostique):

Il existe désormais un moyen simple et rapide de savoir si l'on est ou non infecté par le VIH: le TROD. Il s'agit d'un petit prélèvement de sang effectué au bout du doigt: il faut entre 5 et 30 minutes pour obtenir le résultat. Le TROD peut être effectué par toute association habilitée: il n'y a pas besoin de se rendre chez le médecin ou dans un service médical. Si tu souhaites effectuer un TROD, on te proposera d'abord un petit entretien pour discuter de tes pratiques et de tes prises de risques. Après obtention du résultat, un second entretien te sera également proposé. Si le test est positif ou invalide, il te faudra faire un test de dépistage «classique» pour t'assurer du résultat.

 

Attention!

Le TROD ne permet pas de détecter les autres IST.

Le TROD n'est efficace que trois mois après une prise de risques: avant cela, les anticorps qu'il détecte, et qui signifient que la personne est bien atteinte du VIH, ne sont pas présents en quantité suffisante pour être repérés.

A Grisélidis, nous proposons aux personnes qui le souhaitent d'effectuer un TROD avec notre infirmière. Pour plus d'informations, tu peux passer au local le mardi après-midi à partir de 14h, ou nous contacter au 05 61 62 98 61.

 

Se dépister soi-même

Depuis septembre 2015, on peut acheter un autotest VIH en pharmacie et sur les sites internet de parapharmacie, pour permettre aux personnes qui le souhaite de réaliser un test chez elles.

Il permet de connaitre son statut par rapport au VIH, trois mois après le dernier risque encouru.

Il permet de tester uniquement le VIH/Sida, pas les IST.

 

Prix entre 25 et 30 euros sans ordonnance.

 

Voici une vidéo qui vous montre étape par étape comment réaliser le test et comment interpréter les résultats.

 

La prévention combinée qu'est ce que c'est?

On connaît déjà les préservatifs (internes et externes), les TPE et les différents types de dépistage (dépistage en labo ou au CeGIDD, TROD, Auto-test). De nouveaux traitements font leur apparition et peuvent être plus adaptés selon tes partenaires et tes pratiques. Tu n'as peut être pas envie de mettre en place les mêmes stratégies de réduction des risques dans ta vie privée et au travail? Tu trouveras ici toutes les infos nécessaires pour t'aider à faire ton choix.

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La PrEP :

La PrEP est un traitement médical à destination des personnes séronégatives qui sont très exposées au risque de contamination par le VIH. Il s'agit d'une prise de médicaments par voie orale, on peut le prendre de 2 manières différentes : « en continu » (quotidiennement) ou « à la demande » (limitation des prises aux périodes d’activité sexuelle). Le traitement est prescrit en service hospitalier. Les ordonnances sont renouvelées tout les 3 mois. Le suivi comporte un dépistage du VIH et des autres IST.

Qui peut prendre la PrEP?

Selon les recommandations du groupe d'expert-e-s des personnes vivant avec le VIH [lien : http://cns.sante.fr/ ], la PrEP est recommandée en priorité pour les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et pour les personnes transidentitaires ayant des relations sexuelles avec des hommes :

- qui ont des rapports anaux n'ont protégés avec au moins 2 partenaires ces 6 derniers mois

- et/ou qui ont contracté plusieurs IST dans l'année

- et/ou qui ont eu recours à un TPE dans l'année

- et/ou qui sont régulièrement usager-e-s de substances psycho-actives lors de rapports sexuels

La PrEP n'est pas efficace à 100 %, son efficacité dépend fortement de la qualité de prise du traitement et du suivi médical.

La PrEP ne protège pas des autres IST ni des hépatites.

La prescription de la PrEP est soumise à un suivi médical en service hospitalier.

Pour plus d'informations http://sexosafe.fr/la-prep

Télécharger la brochure PrEP créée par l'ENIPSE.

 

Le TASP: le traitement comme moyen de prévention.

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Comment se passe le traitement?

Aujourd'hui, les traitements du VIH permettent de vivre plus longtemps et possèdent des effets secondaires moins désagréables que par le passé. Il ont deux fonctions:

- ralentir la progression du virus

- combattre les maladies opportunistes

1. Afin de ralentir la progression du VIH, le médecin prescrit un traitement anti-rétroviral. Il combine plusieurs médicaments, c'est pourquoi on appelle cela une «trithérapie» ou une «multithérapie.» Les médicaments anti-rétroviraux sont nombreux: c'est le médecin qui adapte le traitement en fonction de chaque cas. Pour être efficace, le traitement doit être très scupuleusement observé: il faut prendre les médicaments tous les jours à la bonne heure, et ne pas interrompre la prise: sans cela, on laisse le temps au virus de se transformer et de devenir plus résistant. Le traitement peut également avoir des effets secondaires: maux de tête, diarrhées, perte d'appétit, fatigue, rougeurs, etc. Mais la recherche progresse, et sa prise est moins contraignante qu'auparavant: maintenant, il existe par exemple des «comprimés uniques», qui combinent en un seul comprimé pris une fois par jour les effets de trois médicaments.

Le fonctionnement du traitement: Dans notre système immunitaire, il existe des cellules très importantes qui se nomment CD4: c'est grâce à elles que nous sommes protégé-e-s des maladies. Le VIH s'attaque à elles. C'est à niveau-là qu'intervient le traitement: il diminue la capacité qu'a le virus de les infecter, et à se multiplier. Plus le taux de CD4 présent dans le sang est élevé, plus le système immunitaire est capable de se défendre. A l'inverse, plus le taux de CD4 est bas, plus le risque pour la santé est important. Pour connaître ce taux, on effectue régulièrement – à peu près tous les trois mois – un «test des CD4», grâce à une prise de sang. L'éfficacité du traitement se mesure grace à la surveillance de la charge virale, c'est a dire la quantité de virus circulant dans le sang: lorsque qu'un traitement est efficace, la charge virale devient indétectable. Le virus est comme mis en sommeil dans l'organisme.

2. Pour faire face aux maladies opportunistes, ton médecin te conseillera:

- des examens réguliers, pour les détecter le plus tôt possible

- des vaccins et des médicaments qui permettront de prévenir leur apparition

Le TASP.

Les traitements actuels contre le VIH agissent sur la charge virale c'est à dire sur la quantité de virus dans le corps, ils empêchent sa multiplication. Lorsque la charge virale est dite « indétectable » le risque de transmission du virus par la personne séropositive est quasi nul. Ce mode de prévention peut être adapté au couple sérodifférents, où l'un-e des partenaires est séronégatif/séronégative et l'autre est séropositif/séropositive.

Le TASP n'est pas efficace à 100 %, son efficacité dépend fortement de la qualité de prise du traitement et du suivi médical. Pour être au maximum efficace le traitement antirétroviral doit être pris selon les indictions du médecin prescripteur. De plus la personne séropositive doit veiller à l'absence d'autres IST susceptibles de faciliter la transmission du VIH.

Le TASP ne protège pas des autres IST ni des hépatites.

Pour plus d'informations : http://sexosafe.fr/le-tasp

Télécharger la brochure TASP créée par l'ENIPSE.

 

Pour des informations et du soutien :

Le site de Sida Info Service propose de nombreuses informations sur le virus, les traitements, le droit des malades:
http://www.sida-info-service.org/

Sida Info Plus est destiné aux personnes vivant avec le VIH. Il contient de nombreuses infos pour mieux vivre avec sa maladie au quotidien:
http://www.sidainfoplus.fr/

Act-Up est une association qui rassemble des personnes séropositives qui se battent pour défendre les droits des malades, l'accès à la prévention et aux traitements. Elle est présente à Paris et à Toulouse:
http://www.actupparis.org/

Arcat est une association de lutte contre le Sida. Elle promeut la recherche sur le VIH et accompagne les personnes vivant avec le VIH:
http://www.arcat-sante.org/

Le Kiosque est une association de prévention qui propose un site d'information très complet sur Internet et peut répondre à toutes tes questions sur le VIH et les IST:
http://www.lekiosque.org/

Aides est une association de lutte contre le Sida et les hépatites présentes dans de nombreuses villes de France:
http://www.aides.org/

 

Quelques brochures:

 

Tableau récapitulatif : les IST

 

NOM

SYMPTOMES

MODES DE TRANSMISSION

DIAGNOSTIC

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VIH/Sida 

Le plus souvent pas de symptôme.         Parfois, symptômes similaires à ceux d'une grippe.           

Par voie sexuelle.

Par voie sanguine.

Par voie materno-fœtale.

Prise de sang.

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Hépatite B

Symptômes similaires à ceux d'une grippe : fatigue, fièvre, courbatures, etc.

Par voie sexuelle.

Par voie sanguine.

Par voie materno fœtale.

Prise de sang.

Hépatite A

Symptômes similaires à ceux d'une grippe : fatigue, fièvre, courbatures, etc.

Par voie fécale-orale (direct ou indirect).

Prise de sang.

Gonocoque Blennorragie (chaude pisse)

Ecoulement de pus de la verge, brûlures en urinant, pertes vaginales inhabituelles.

Par voie sexuelle.

Prélèvement génital.

Chlamydioses

Souvent pas de symptôme.

Ecoulement anormal, pertes vaginales inhabituelles.

Par voie sexuelle.

Prélèvement local et cervical.

Herpès génital

Douleurs, brûlures, plaies et petites cloques sur le pénis ou la vulve.

Par contact sexuel entre les muqueuses même sans pénétration ( contact bouche sexe et bouche anus).

Par contact direct avec les lésions.

Prélèvement local et dans certains cas prise de sang.

LGV (Lympho Granulomatose Vénérienne) ou Maladie de Nicolas Favre

Chancre indolore sur le gland, la vulve et le vagin.

Brûlures en urinant.

Douleurs et fièvre.

Par contact sexuel.

Par l'échange d'objets contaminés (parfois objets de toilette).

Prélèvement local.

Papillomavirus  (condylomes, crêtes de coq)

Excroissances ressemblant à des verrues sur les zones génitales, anales et buccales.

Par voie sexuelle.

Par contact d'une muqueuse avec une zone du corps infectée (condylomes).

Examen médical et frottis vaginal.

Syphilis

Petite plaie ou chancre au niveau génital, anal, buccal.                           

Ganglions                                       

Eruption, tâches rosées.

Par contact sexuel entre les muqueuses même sans pénétration (contact bouche sexe et bouche anus).

Par le baisr si présence d'un chancre au niveau buccal.

Prise de sang.

 

LA MINUTE DE LA SANTE - Les IST ou MST par NANTES7

TS = Agent de prévention - Hépatites - VIH / IST - IVG - Grossesse - Contraception
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